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Chasser le Nián


La Fête du Printemps est considérée comme la plus grande fête de l'année en Chine.

Sa création officielle date de 1914.


Le Nouvel An chinois est indissociable du monstre Nián shòu 年兽 (nián : an ; shòu : bête) animal maléfique à tête de lion et corne de taureau qui illustre les mythes et légendes folkloriques.


On raconte que dans les temps anciens, le monstre Nian entrait dans les villages pour dévorer le bétail. Il ne venait qu’à la nuit tombée et disparaissait au lever du jour.

Quand le Nian arrivait, les fleurs se fanaient, et l'herbe ne poussait plus.

Les villageois emmenaient les vieillards et les enfants dans les montagnes désertes pour y fuir la férocité de l'animal.


Il fallait chasser le Nian, mais comment?


Aussi populaire que soit le mythe de Nian dans le monde chinois, sa date d’apparition et son origine géographique exacte restent inconnues.


LÉGENDE DU NIAN

il existe trois versions différentes de l'histoire, et aucune d'entre elles ne se trouve dans les documents historiques. C'est-à-dire que l'image de la bête a progressivement évolué à partir des légendes folkloriques.


Voici la première légende
Il y a bien longtemps vivait un monstre appelé "Nian", qui ressemblait à un lion mais avait une corne sur la tête. Il vivait durant l'année au fond de la mer, mais au Nouvel An sortait de l'eau pour dévorer le bétail dans les villages.

Les villageois devaient ainsi à chaque fête du printemps fuir vers les montagnes pour échapper à la la bête Nian.

Une année, alors que les villageois du village de Taohua envisageaient de se réfugier dans les montagnes, un vieux mendiant apparut soudain en quête de nourriture.

une vieille femme lui offrit de quoi manger et lui rapporta que la bête Nian arrivait et qu'il devait se réfugier dans les montagnes s'il voulait survivre. De façon inattendue, après avoir entendu le rappel de la vieille dame, le vieil homme voulait obstinément rester et garder la maison pour elle.

Voyant que rien ne pouvait dissuader le mendiant, la vieille femme se réfugia dans les montagnes avec les villageois.

Le Nain arriva au milieu de la nuit et se dirigea directement vers la maison de la vieille femme qui était illuminée.

Le Nian pensait alors pouvoir prendre un repas, mais de manière inattendue, il trouva un gros papier rouge collé sur le portail de la maison de la vieille femme et s'enfuit.

Dès lors, les villageois connurent la faiblesse de la Bête Nian.


Dans la deuxième histoire, il est dit qu'il y avait un monstre appelé "Nian" à l'apparence féroce et cruelle. Il sortait chaque dernier jour de l'année pour dévorer le bétail et blesser les gens.

Les anciens préparaient les repas à l'avance ce jour-là et es familles se réunissaient pour un "dîner du Nouvel An". Le repas était extraordinairement riche car c'était peut être le dernier, chacun se sentant sous la menace du Nian.


Avec le temps, les anciens constatèrent que lorsque les lumières des maisons restaient allumées et que tout le monde se réunissait pour discuter, la bête Nian n'osait pas approcher.

Les coutumes de "garder l'an" et célébrer la nouvelle année furent ainsi transmises.

La coutume du repas de réveillon, qui doit être pris très lentement jusque tard dans la nuit, appelée shǒusùi (守岁 / 守歲), « veiller l’année », existait déjà sous les Dynasties du Nord et du Sud, car mentionnée dans la première moitié du VIe siècle par Song Lin (宋懍) dans Coutumes de Jing et Chu (荆楚岁时记 / 荊楚歲時記, jīng chǔsuì shíjì) ; elle semble exprimer un souhait de longévité.


La troisième légende

Il y avait un monstre nommé "Xi" qui surgissait à la fin de l'année et terrorisait les gens qui n'avaient d'autre choix que de se cacher dans la forêt de bambous et de faire de leur mieux pour survivre.

Un jour, alors que les villageois s'apprêtaient une nouvelle fois à quitter le village ils trouvèrent un enfant abandonné et le prirent avec eux.

Les villageois ignoraient alors que l'enfant était un dieu envoyé par le ciel pour les sauver. Celui ci renseigna les villageois sur la faiblesse de "Xi" : le bruit des pétards provenant des joints de bambou brûlants et la peur des choses rouges.

Les villageois réussirent à se débarrasser de la menace de Xi. Plus tard, afin de commémorer l'enfant, on nomma le premier jour du premier mois lunaire d'après son nom "Nian".

Les années passant, la population finit par connaitre ses points faibles et savoir prédire le soir de sa venue.


Depuis à la veille du Nouvel An, toutes les familles collent des papiers rouges sur les portes, tirent des pétards, allument des bougies toute la nuit et restent éveillées jusqu'au lever du soleil. Au petit matin du 1er janvier, on va se souhaiter la bonne année dans les familles.


Quant à la lutte contre les forces maléfiques, on trouve la première mention historique dans le Livre des Han (Han shu 汉书) qui décrit un rituel appelé núo (傩 / 儺) pratiqué à la cour aux environs du Nouvel An : de très jeunes gens costumés mimaient un combat avec des bêtes féroces qu’ils chassaient du palais.


La danse du lion (舞狮 : wǔshī, est une danse traditionnelle de la culture chinoise et d'autres pays asiatiques où des danseurs, revêtus d'un costume de lion, imitent les mouvements de l'animal. Elle est exécutée le plus souvent pour le Nouvel An chinois et pour d'autres festivités religieuses ou culturelles chinoises, mais aussi à des ouvertures de foires commerciales, pour des mariages, ou tout simplement pour honorer des invités importants : cette danse est censée apporter la chance.



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